Le changement climatique est une réalité, la transition énergétique est une nécessité, les leviers de
changement sont disponibles, une vision et feuille de route claire est un impératif.
Pour résoudre ce problème du changement climatique qui se pose déjà avec acuité, le monde s’est
engagé sur la voie d’abandon des combustibles fossiles en faveur des énergies renouvelables : c’est
la transition énergétique. Cette marche a entraîné une augmentation de la demande des minéraux
dits de transition énergétique tels que le cobalt, le cuivre, le lithium, le nickel, le vanadium, le
manganèse…
Dopée notamment par l’appétit croissant de l’industrie automobile, la demande globale de ces
minerais pourrait doubler d’ici 2030.
La République Démocratique du Congo se trouve au centre des enjeux relatifs à la transition
énergétique. Elle détient au moins 60 % des réserves mondiales connues d’un de ces minerais — le
cobalt. En 2023, elle a produit 170 000 tonnes de cobalt, représentant 74 % de la production globale.
Elle dispose aussi d’importantes réserves de lithium dans la région de Manono. De l’autre côté, la RDC
se présente comme “solution” à la crise climatique à raison de son immense potentiel forrestier. Avec
155,5 millions d’hectares de forêt tropicale humide, le bassin du Congo est la deuxième plus grande
forêt tropicale du monde. A cet énorme massif forestier s’ajoutent des vastes étendus de tourbières,
couvrant environ 101.500 km2 du territoire national. Son atout principal reste sa capacité d’absorption
de carbone, près de 1.5 milliards de tonnes de dioxyde de carbone par an soit 4 % des émissions
mondiales selon Central African Forest Initiative.
Selon la même source, les forêts de la RDC séquestrent quotidiennement près de 24,5 Gigatonnes de
gaz à effet de serre, dont les 3/4 sont concentrés sur 43 % de la superficie du pays. Ses tourbières
constituent un stock naturel de plus de 30 Gigatonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent de
plus de deux ans d’émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Paradoxalement, la RDC demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. Plus de 72 % de sa
population vit avec moins de 1,9 dollar par jour, selon la Banque Mondiale.
La RDC nourrit l’espoir de se servir de la demande du cobalt et du lithium pour accélérer son
développement industriel. Les officiels congolais comparent la RDC à l’OPEP pour décrire le
rôle stratégique que peut jouer le pays dans la transition énergétique. S’adressant aux premiers
animateurs du Conseil Congolais de la Batterie, le Ministre de l’Industrie a déclaré que « le monde a
ses yeux rivés sur la RDC dans la transition énergétique ».
Dans cette perspective, la RDC et la Zambie, deux pays partageant la ceinture cuprifère, ont signé
un accord de coopération en vue de développer une chaîne de valeur des batteries et de véhicules
électriques. Plusieurs autres discussions se déroulent et des accords conclus entre la RDC et les
autres régions du monde : Etats-Unis, Union Européenne, Les Emirats Arabes, Union Africaine, la
Chine, le Japon, l’accord sous-régional avec la Zambie et l’Angola sur le corridor de Lobito… Téléchargez le document complet ici
Gouvernance et transition énergétique
Feuille de route stratégique de la société civile congolaise sur les minerais de la transition énergétique en RDC
- by sentineldrc
- juin 24, 2025
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- 1 an ago


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