Kinshasa, le 23 septembre 2026 – Le Comité de coordination des actions de plaidoyer de la société civile impliquée dans la gouvernance des ressources naturelles, à travers La Sentinelle des Ressources Naturelles et le Centre Carter, avec l’appui technique et financier du Cluster Gouvernance Minière de la GIZ, organise un atelier d’analyse de la proposition de loi portant révision du Code minier de la République démocratique du Congo.
Réunis à Kinshasa du 23 au 25 septembre 2026, plus de cinquante représentants d’organisations de la société civile venus de différentes provinces du pays et de la capitale examinent les modifications proposées au Code minier. Les participants analysent également les défis rencontrés dans la mise en œuvre de la réforme de 2018 ainsi que les implications de la révision envisagée sur la gouvernance du secteur extractif.
Cet atelier constitue un cadre privilégié d’échanges, d’apprentissage mutuel et de concertation entre les organisations de la société civile. Il vise à favoriser une compréhension commune des enjeux liés à la réforme, à identifier les principales préoccupations des acteurs concernés et à dégager des recommandations concertées destinées aux décideurs publics.
La première journée des travaux a été consacrée à l’évaluation des avancées et des limites de la réforme du Code minier de 2018, à la présentation des principales modifications proposées ainsi qu’à l’analyse de leurs impacts potentiels sur la gouvernance minière, la mobilisation des revenus publics, la protection de l’environnement, le respect des droits humains, les droits des communautés affectées par les activités minières et la promotion du contenu local.
À l’ouverture des assises, Jean-Pierre Okenda, Directeur exécutif de La Sentinelle des Ressources Naturelles et membre du Comité de coordination des actions de plaidoyer sur les ressources naturelles, a souligné l’importance d’un débat inclusif, documenté et fondé sur les réalités du terrain.
« Le débat sur la révision du Code minier est crucial pour l’avenir de la gouvernance du secteur extractif en République démocratique du Congo. Il est essentiel que la société civile apporte une contribution constructive fondée sur des faits, des analyses rigoureuses et les expériences des communautés concernées. L’objectif est de veiller à ce que les réformes envisagées renforcent la transparence, la redevabilité, la participation citoyenne et la contribution du secteur minier au développement durable du pays », a-t-il déclaré.
Dans son discours d’ouverture, Magnus Schmid, Chef du Cluster Gouvernance Minière de la GIZ, a rappelé que la réflexion engagée sur la révision du Code minier devait s’inscrire dans une démarche de continuité et d’amélioration des acquis de la réforme de 2018.
« La réflexion doit également s’inscrire dans la continuité du processus engagé en 2018. Huit années se sont écoulées depuis cette réforme. Il est donc légitime de regarder avec lucidité ce qui a fonctionné, ce qui doit être amélioré et ce que les transformations du secteur nous invitent désormais à repenser. Il s’agit de consolider les acquis, de tirer les enseignements de la mise en œuvre du Code minier de 2018, de corriger les insuffisances identifiées et d’anticiper les nouvelles réalités du secteur », a-t-il souligné.
Les travaux se poursuivront jusqu’au 25 septembre à travers des sessions thématiques et des échanges en plénière destinés à approfondir les analyses des participants et à consolider les positions de la société civile sur les modifications proposées.
À l’issue de l’atelier, les participants prévoient de produire les livrables suivants :
Une note analytique intégrant les propositions d’amendements formulées par la société civile ;
Une déclaration de la société civile sur le processus de révision du Code minier ;
Un plan de plaidoyer assorti d’une feuille de route ;
Un rapport détaillé des travaux de l’atelier.
Pour La Sentinelle des Ressources Naturelles, cette initiative s’inscrit dans son engagement constant en faveur d’une gouvernance démocratique, transparente, responsable et inclusive des ressources naturelles en République démocratique du Congo. À travers sa participation active aux processus de réforme du secteur extractif, l’organisation entend contribuer au renforcement d’un cadre légal et institutionnel garantissant que l’exploitation des ressources minières génère des bénéfices durables pour les communautés, les générations futures et le développement du pays.


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